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Personnes et institutions
Personne

Bouillé, Guy

  • C2
  • Personne
  • 1926-2015

Né le 12 novembre 1926 au Cap-de-la-Madeleine, l’abbé Bouillé est ordonné prêtre par Mgr Paul-Émile Léger le 19 mai 1951. Entre 1962 et 1966, il est vicaire aux paroisses Saint-Sixte, puis à Notre-Dame-des-sept-Douleurs. De1962 à 1966, il devient aumônier au Collège Sophie-Barat. À partir de 1966, il est respectivement curé des paroisses Saint-Louis-de France (1966-1969) et de Sainte-Cunégonde (1970-1976). Durant cette période, il mène également des études à l’Institut de pastorale de Montréal et à The Urban Training Center for Christian Mission de Chicago. En 1977, il devient animateur de pastorale auprès des personnes handicapées. Les dix dernières années de son ministère diocésain se font comme aumônier à l’Apostolat (1983-1993).

L’abbé Bouillé s’est illustré aussi en tant qu’aumônier du Port de Montréal et, plus généralement, auprès des marins. Il meurt le 5 octobre 2015 à l’âge de 88 ans.

Bourget, Ignace

  • E02
  • Personne
  • 1799-1885

Ignace Bourget naît le 30 octobre 1799 à St-Joseph-de-Lévis, fils de Pierre Bourget et de Thérèse Paradis, « habitants », selon le terme de l'époque, bien enracinés dans leur terre et dans leur foi. Il est le onzième enfant d'une famille qui en comptera treize.

En 1811, il entre au petit Séminaire de Québec. Pendant les sept années de ses études dans cette institution, il se fera remarquer par ses attitudes de foi et sa grande piété.

Admis au Grand Séminaire de Québec, il est tonsuré le 11 août 1818, puis, un mois plus tard, orienté vers le séminaire de Nicolet. Il y passera trois ans à enseigner le latin, en même temps qu'il poursuivra sa formation théologique.

En janvier 1821, Mgr Joseph-Octave Plessis, évêque de Québec, le nomme secrétaire de Mgr Jean-Jacques Lartigue qui vient d'être fait évêque auxiliaire de Québec pour le district de Montréal. Un an plus tard, Ignace Bourget reçoit, de Mgr Lartigue, l'ordination sacerdotale en la chapelle de l'Hôtel-Dieu. Pendant les quelque dix-neuf années où il travaillera aux côtés de Mgr Lartigue à titre de secrétaire puis de vicaire général, puis d'évêque coadjuteur, il sera pour lui un disciple sûr, un ami fidèle, un confident, un collaborateur intime. L'influence du premier évêque de Montréal marquera certainement l'épiscopat du deuxième.

Ainsi, au lendemain de son ordination, Mgr Lartigue demandera à l'abbé Bourget de voir à la construction de l'église Saint-Jacques, dont il deviendra ensuite le chapelain, de même qu'il lui confiera la direction des vingt séminaristes logés dans la maison épiscopale jouxtant l'église-cathédrale.

Pendant la décennie 1825-1835 notamment, Ignace Bourget appuiera les luttes soutenues par Mgr Lartigue, participant à ses fatigues, ses soucis, ses humiliations.

Le secrétaire devenu vicaire général en 1835, recevra de Mgr Lartigue l'ordination épiscopale comme évêque coadjuteur avec future succession, le 25 juillet 1837, en la fête de saint Jacques le Majeur. Mgr Ignace Bourget s'emploiera particulièrement, pendant trois années, à visiter les paroisses d'un si vaste diocèse.

La mort de Mgr Jean-Jacques Lartigue, le 19 avril 1840, jour de Pâques, l'affecte profondément.

Il est opportun de souligner d'abord que l'activité pastorale de Mgr Bourget pendant son long épiscopat de trente-six années s'est déroulée dans un contexte social, culturel, politique toujours en ébullition.

Pensons simplement aux séquelles de la Rébellion de 1837-1838, à la pauvreté grandissante du milieu montréalais et québécois, à la forte croissance démographique de la ville, aux épreuves et catastrophes du temps : épidémie de typhus, épidémie de choléra, conflagration du Centre-ville; au relâchement des mœurs, au fléau de l'alcoolisme, aux débats politiques qui ont entouré deux réformes constitutionnelles du pays : l'Acte d'Union (1840) et la Confédération (1867). Ayant à l'esprit ces données, on ne peut que mieux admirer l'engagement humain et chrétien d'un pasteur toujours sur la brèche.

Chartiez, Jean-Philippe

  • C5
  • Personne
  • 1905-1988

Né le 24 novembre 1905, Jean-Philippe Chartiez est ordonné prêtre le 30 mai 1931. Il débute son sacerdoce comme vicaire à la paroisse Sainte-Brigide, puis à Notre-Dame de Lourdes (Verdun). En 1936, il est nommé auxiliaire au Collège du Sacré-Coeur à Sudbury, puis au collègue Sainte-Marie à Montréal où il pratiquera de 1945 à 1951. À partir de 1960, il est curé de la paroisse de Sainte-Marie-de-la-Médaille-Miraculeuse. Il est décédé le 1er avril 1988.

Chaumont, Joseph-Conrad

  • C1
  • Personne
  • 1875-1966

Né le 6 janvier 1875 à Sainte-Anne-des-Plaines, Joseph-Conrad Chaumont est le fils de Joseph Chaumont, cultivateur, et de Philomène Simard. Conrad Chaumont fait ses études classiques au séminaire de Sainte-Thérèse-de-Blainville, puis entre au grand séminaire de Montréal en 1895. Ordonné prêtre en 1898, il se rend à Rome pour poursuivre ses études en théologie à l'Université de la Propagande. De retour au Québec en 1900, il occupe plusieurs postes au séminaire de Sainte-Thérèse-de-Blainville jusqu'en 1923. Il est successivement professeur de versification et de philosophie, directeur adjoint, préfet des études et supérieur. En 1922, il se voit confier, par le Conseil de l'instruction publique, le poste de premier principal et le titre de fondateur de l'École normale de Saint-Jérôme qui ouvre ses portes en 1923. En 1925, il quitte le monde scolaire et devient curé de la paroisse du Très-Saint-Nom-de-Jésus à Montréal. Il demeure à ce poste jusqu'en 1934 alors qu'il est nommé vicaire général du diocèse de Montréal et directeur de L'Action catholique, alors en pleine expansion. En août 1941, il est consacré évêque titulaire d'Arena et évêque auxiliaire de Montréal. Il est décédé à Montréal le 8 octobre 1966.

Derome, Louis-Joseph-Amédée

  • P8
  • Personne
  • 1841-1922

Louis-Joseph-Amédée Derome (1841-1922) est librairie, éditeur et photographe. Né le 24 mai 1841 à Saint-Paul de Joliette, fils de Louis-Antoine Derome, marchand, et de Marie-Rachel Bruyère, il est décédé à Montréal le 9 juillet 1922. Il est directeur du Canada ecclésiastique (aujourd’hui Annuaire de l’église catholique du Canada) de 1887 à 1911. En 1888, avec Hubert-Charles Cadieux, il fonde la Librairie Saint-Joseph, rue Notre-Dame à Montréal, qui devient la Maison Cadieux-Delorme par la suite. Il est aussi président de l’union pieuse L’Adoration nocturne.

Lartigue, Jean-Jacques

  • E01
  • Personne
  • 1777-1840

C’est à Montréal que naît Jean-Jacques Lartigue, le 20 juin 1777, fils unique d’un père médecin français, Jacques Lartigue, immigré en Nouvelle-France en 1757 et d’une mère canadienne, Marie-Charlotte Cherrier, de Saint-Denis sur le Richelieu. Notons que par sa mère, Jean-Jacques Lartigue est apparenté à trois grandes familles de la bourgeoisie montréalaise — les Cherrier, les Viger, les Papineau — qui joueront un rôle important dans le milieu, notamment lors de la Révolte de 1837-1838.

Intelligent, vif d’esprit, Jean-Jacques complète à 16 ans ses études classiques au Collège de Montréal, fondé en 1767 par les Sulpiciens, au lendemain de la Conquête. Il consacre ensuite une année entière à l’étude de l’anglais, puis s’adonne pendant trois ans à l’étude du droit civil. Sur le point d’être reçu au Barreau, il décide subitement de se diriger vers la prêtrise.

L’Évêque de Québec, Mgr Pierre Denaut, résidant à Longueuil, où il est aussi curé, accepte avec empressement la candidature de Jean-Jacques. Celui-ci entreprend l’étude de la théologie au Collège de Montréal. Le 28 octobre 1799, il est choisi par Mgr Denaut pour être son secrétaire. À l’âge de 23 ans, il reçoit l’ordination sacerdotale, le 21 septembre 1800, en l’église Saint-Denis-sur-le-Richelieu où son oncle, François Cherrier, est curé.

Devenu prêtre, il est nommé vicaire à Longueuil, tout en demeurant secrétaire de Mgr Denaut. Double fonction qui lui permet d’acquérir une expérience du ministère paroissial et une connaissance de l’ensemble de ce « district de Montréal », en accompagnant l’évêque dans ses longues visites pastorales.

Après le décès de Mgr Denaut, le 17 janvier 1806, à Longueuil même, où il est inhumé (jusqu’à la translation de ses restes à Québec en 1970), Jean-Jacques réalise son désir déjà exprimé d’entrer à Saint-Sulpice. Sa demande d’admission est agréée avec joie dès le 15 février suivant. Il sera vicaire à Notre-Dame pendant treize ans, de 1806 à 1819, responsable d’un vaste quartier où il visite et aide surtout les malades et les pauvres.

Leclerc, Jacques

  • C3
  • Personne
  • 1926-2008

Né le 15 novembre 1926, l’abbé Leclerc est décédé le 26 février 2008. Ordonné prêtre en 1951, il est un des officiers du cardinal Paul Grégoire. Il est le fondateur de la Fraternité Jésus Caritas pour la région Québec-Acadie.

Perron, Gaston

  • C8
  • Personne
  • 1926-2019

Né à Montréal, le 25 décembre 1926, Gaston Perron est le quatrième d'une famille de cinq enfants. Il fait ses études primaires à Philippe Aubert de Gaspé, école dirigée par les Clercs de Saint-Viateur. Ensuite, aspirant à la prêtrise, il entre au Collège Saint-Ignace. Il termine sa formation au Collège André-Grasset et au Grand Séminaire de Montréal.

Après avoir été ordonné le 24 mai 1953 par le cardinal Léger, il est successivement vicaire aux paroisses Notre-Dame de l'Assomption (1955-1958), Saint-Vincent de Paul de Montréal (1958-1962) et Sainte-Cécile (1962-1974). Après un séjour à la paroisse Saint-Grégoire le Grand en 1976, il exerce son ministère dans les hôpitaux, notamment à l'Hôpital de Ville-Lasalle (1976-1981), à l'Hôpital Jacques Viger (1981-1985) et à l'Hôpital Saint-Luc (1985-1997). Au cours de cette période, pendant ses vacances d'été, il s'occupe de la Colonie Notre-Dame à Saint-Gabriel de Brandon. Dans les dernières années de sa vie, il exerce toujours son apostolat, notamment à l'Institut séculier des Servantes de Marie-Immaculée, à la Résidence Saint-Dominique, à la Résidence des Seigneurs et au Grand Séminaire. Gaston Perron est décédé 7 avril 2019 à l'âge de 92 ans.